Showing posts with label Art. Show all posts
Showing posts with label Art. Show all posts

Monday, September 7, 2009

"I was here" F. G-T


Untitled (Placebo), 1991

FELIX GONZALEZ-TORRES

1957 born in Guaimaro, Cuba, 1996 died in Miami, USA


"Felix Gonzalez-Torres works invest the most mundane materials (candy, clocks, lightbulbs) and common-place processes (off-set printing, photography) with a preciousness and poetry to convey both the rational values of life and its inevitable transience. His large stacks of sheets of paper printed with a text or image, or lines and carpets of glittering gold-wrapped candies, resemble the stable structures of minimalism, but are in state of constant transformation as the andience is invited to take a piece of paper or candy away and the piles gradually shrink. There are discrete references to his personal history in titles, or in details such as the weight of the golden candy in Untitled (Placebo), 1991, which equals the combined weight of the artist and his lover; but no didactic explanation is given and the audience is free to bring its own personnal associations into play in the construction of meaning.
In Untitled, 1991, a tender and intimate image of a recently slept in bed is displayed in the most public manner on huge billboards across New York City. This personal elegy to the death of his lover from AIDS becomes an eloquent and universal expression of love, beauty, tragedy and loss."


By discovering these works, I was happy, I was sad, I was in love...

Monday, August 24, 2009

Qui s'intéresse à la prison?



Jacques Audiard, Un prophète

Condamné à six ans de prison, Malik El Djebena ne sait ni lire, ni écrire. A son arrivée en Centrale, seul au monde, il paraît plus jeune, plus fragile que les autres détenus. Il a 19 ans.
D'emblée, il tombe sous la coupe d'un groupe de prisonniers corses qui fait régner sa loi dans la prison. Le jeune homme apprend vite. Au fil des " missions ", il s'endurcit et gagne la confiance des Corses.
Mais, très vite, Malik utilise toute son intelligence pour développer discrètement son propre réseau...






Claude Lévêque, Le Grand Soir


Le titre choisi par Claude Lévêque pour son installation dans le pavillon français de la Biennale de Venise, Le Grand Soir, est une expression citée par l'artiste comme spécifiquement française, tout en appartenant à la tradition révolutionnaire. Plutôt que de reprendre les éléments historiques et architecturaux spécifiques au lieu qui lui était dévolu, il a préféré le métamorphoser de manière radicale. Il a mis en place "une sorte de cage panoptique, en forme de croix, avec au bout de chaque branche, dans les trois salles plongées dans l'obscurité, des drapeaux noirs, hors d'atteinte des spectateurs." (Claude Lévêque). Les seuls éléments lumineux existants sont un encadrement d'ampoules et des paillettes sur les murs. L'artiste ne s'est pas contenté de ce dispositif visuel. Il a également, comme c'est souvent le cas - car partie intégrante de son travail - installé un environnement sonore, ou plutôt une "pression" sonore : le bruit sourd, inquiétant d'un navire, généré par l'enregistrement de bruits de moteurs sur le Grand Canal, directement à Venise. Claude Lévêque décrit Le Grand Soir comme l'un des univers les plus radicaux qu'il ait réalisé et attend de son public qu'il y perde ses repères.

____________________________

"Un nouveau film de Jacques Audiard, Un prophète, à l'œuvre du plasticien Claude Lévêque à la Biennale de Venise, Le Grand Soir, la prison compense son effacement politique par un sur investissement dans les représentations artistiques. Qu'un film et une installation, déjà considérés l'un et l'autre comme deux œuvres marquantes de l'année, puisent dans l'univers carcéral la matière de leur déploiement, est le signe d'une nouvelle "centralité" de la prison dans l'imaginaire contemporain."

Les Inrockuptibles


On attendait la Palme, il aura eu le grand prix. Jacques Audiard repart donc avec le grand prix du 62ème festival de Cannes pour son film Un prophète . Ce prix couronne un film remarquable que j'ai pu voir lundi dernier en avant première grâce à ma merveilleuse amie Marion www.linventairedelesthetique.blogspot.com

simplement unique... à vous de voir...

Saturday, August 15, 2009

Songe...

Des cendres

Envisagez l'âge

Ennui capillaire

A cran

Neïla Serrano
Née en 1986 à Paris.
Vit et travaille à Malakoff.

Neïla Serrano oppose à la mesquinerie universelle le mystère de l'immédiat, le jambon pré-tranché et la bière à 4,8°. C'est dire l'inquiétante modestie de cette fragile bombe humaine : jeunesse triste et manteau rouge, main blessée mais cœur intact – s'il s'agit du cœur qui donne. Elle voit en plissant les yeux comme les vrais voyants ou les prophètes. Kamikaze sans dieu défini, elle s'attaque à tout sauf à l'humanité : « Je ne crache pas sur les gens, » dit-elle. Elle dit aussi : « Je ne connais pas de morts. » Nous qui connaissons beaucoup de morts, nous en apercevons l'empreinte sur ces mains déformées, ces membres tordus, ces visages ravagés de « réseaux » qui ne sont pas des rides mais le spectre de lumières inconnues. Le monde de Neïla est un petit théâtre de grotesques attendrissants ou répugnants, percés à jour et fixés comme des insectes de collection mais qui ne cessent pas de vivre, irrigués de l'émotion de leur créatrice. Au service de cette émotion, une technique simplifiée : crayons de couleurs, éraflures, frottis de gouache, soulignements au feutre, au stylo, sur fond de papier nu reportée sur la toile, salie plus que peinte. Neïla Serrano n'aime pas la virtuosité naturelle de son dessin, virtuosité nécessaire cependant au foisonnement des propositions. D'expo en expo, quelque chose se met en place qui doit moins à la peinture qu'au théâtre, moins à Basquiat qu'à Shakespeare, à cette différence près que Neïla ne peint que son monde, son petit monde, ce qui lui permet d'en rester encore le centre. Dès que l'univers la frappera, elle ne manquera pas d'en restituer l'humanité.
Markus TALMART


Lors du vernissage de son exposition "Songe!...", j'ai discuté avec Neïla et elle m'a dit "tu sais je ne pense pas forcément à quelque chose en particulier quand je travaille, c'est à chacun de penser ce qu'il veut"; ce sont les premiers mots qu'elle répond en tout début de "speech" lorsqu'on lui demande comment elle conçoit son oeuvre.

Cette représentation de son univers réapparaîtra souvent dans son discours, venant signifier une vive atteinte au monde qui l'entoure. C'est en cela que ma rencontre fut très enrichissante. C'est l'immersion dans un autre monde, un monde d'artiste, volage, superficiel mais à la fois très profond...

http://www.neilaserrano.com/

http://www.numerosixgalerie.com/

Photos : Copyright numéro Six Galerie